Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 16:03

Never let me go VS Hunger Games

Never Let Me Go et The Hunger Games, deux films aux thèmes absolument atroces

 

La semaine écoulée aura été pour moi un vrai retour aux sources question goûts cinématographiques.

 

Comme vous le savez tous j'aime d'un amour fou les films au ton gai, joyeux, enlevé, etc... tels que The New World, Melancholia, Rebecca ou Shin... euuuuh, ahem!

 

Cette semaine, comme j'étais d'une humeur de rose, j'ai donc renoué avec ma grande passion: aller voir/visionner des films bien glauques relaxants!

 

Le bal a été ouvert par Les Adieux à la Reine, film qui, s'il s'était délesté du charisme inexistant de Léa Seydoux (la fille qui déclare dans les interviews que sa famille n'a rien à voir avec le milieu du cinéma, warf warf warf! marrante la petite!) aurait reçu de ma part le qualificatif de "superbe".

 

Il n'aura donc récolté qu'un "dommage"...

 

Point découragée dans ma quête du Graal glauquesque, je me suis ensuite tournée vers Never Let Me Go dont j'avais acheté le DvD voilà quelques mois.

 

Never let me go 3

 

Synopsis (je sors ma propre plume car les mecs qui ont écrit le synopsis sur la jaquette du DvD et sur Allocine ne semblent pas avoir vu le film ou du moins, sa scène la plus capitale...): Kathy, Ruth et Tommy grandissent ensemble au sein d'un orphelinat de la campagne anglaise. Sous ses apparences respectables, l'institution qui les a accueillis en son sein n'est cepednant que la représentante d'un société amorale, bien décidée à leur faire accepter l'inacceptable pour le bien "collectif".

 

Mon résumé n'en dit peut-être pas long mais si je dévoilais le pot-au-rose, je vous gâcherai toute l'atmosphère du film (qui sait, peut-être qu'un jour vous voudrez le visionner).

 

Choquée dans un premier temps par le thème du film (non parce quand on lit la jaquette, on ne s'attend pas vraiment à ça (ça me fait un peu penser au "Comédie hilarante" que l'on peut lire sur la jaquette d'Ultimo Bacio...)) j'ai ensuite été subjuguée par sa délicatesse, sa subtilité et sa pudeur. Il m'a donné très envie de m'intéresser au travail de son réalisateur, Mark Romanek.

 

Never let me go 4

 

 

Est venu ensuite le temps de The Hunger Games, film plébiscité du moment que je suis allée voir avec le Grand Voyageur durant une de ses escales à Paris.

 

Hunger games 3

 

Synopsis (d'Allocine cette fois): Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l'Amérique du Nord, le Capitole, l'impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille - les "Tributs" - concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s'être rebellée et stratégie d'intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s'affronter jusqu'à la mort. L'unique survivant est déclaré vainqueur. On l'y suit les aventures de Katniss Everdeen, jeune fille du Dictrict 12 qui s'est portée volontaire pour sauver la vie de sa jeune soeur initialement désignée par le tirage au sort.

 

J'ai passé un agréable moment devant ce film aux vertus esthétiques et rythmiques indéniables.

 

J'ai cependant été très troublée par le traitement très léger qu'il faisait d'un thème qui (vous en conviendrez) est parfaitement atroce.

 

Ma gêne est d'autant plus grande que ce film est destiné aux ados, êtres sensibles qu'il convient de ne pas choquer, soit, mais auxquels il faut également envoyer les bons messages.

 

Ce film est en effet beaucoup trop édulcoré à mon goût. S'il était nécessaire de ne pas montrer aux jeunes spectateurs trop de sang, tripes et autres  petites choses sympathique peut-être que le scénariste aurait pu un peu plus s'intéresser à certains autres aspects.

 

Je regrette en effet un peu que les personnages principaux ne semblent pas absolument effrayés d'aller s'entre-tuer dans une arène, que pas un seul semble vraiment se poser la question du "Mais au fait, je serai certainement obligé d'aller égorger/poignarder/embrocher un de mes amis pour survivre" et qu'aucun des "gentils" ne se concertent avant pour se grouper et survivre le plus longtemps possible.

 

Hunger games 2

Youhou! Allons gaiement nous entre-tuer!

 

Bref, ils auraient peut-être un peu plus s'inspirer de BattleRoyal qui met beaucoup plus l'accent sur la psychologie des ados (en revanche question hémoglobine, on peut s'abstenir).

 

Contrairement à Never Let Me Go qui, en en montrant peu, contient une certaine part de violence psychologique, The Hunger Games en est ainsi totalement dépourvu.

 

Résultat: les ados sortent très heureux du cinéma et absolument pas choqués par ce qu'ils viennent de voir, à savoir des ados être kidnappés par les représentants d'une société totalitaire et sacrifiés d'une manière particulièrement abjecte en guise d'avertissement aux rebelles en puissance.

 

The Hunger Games, film pour ados? Je n'en suis pas si sûre...

Repost 0
Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
commenter cet article
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:26

take-shelter01

 

Synopsis (du site Allocine, flemme quand tu nous tiens)Curtis LaForche mène une vie paisible avec sa femme et sa fille quand il devient sujet à de violents cauchemars. La menace d'une tornade l'obsède. Des visions apocalyptiques envahissent peu à peu son esprit. Son comportement inexplicable fragilise son couple et provoque l'incompréhension de ses proches. Rien ne peut en effet vaincre la terreur qui l'habite...

 

Take Shelter ou le film qui m'a ouvert les yeux sur ma triste condition de pas-encore-toutafait-presque-trentennaire qui bosse et qui peine à rester éveillée devant un film "d'atmosphère" visionné lors de la seconde séance du vendredi soir (non mais quelle idée aussi?).

 

Mon titre fait méchant mais en fait il n'est pas dirigé contre le film mais bien contre moi. Devant le générique de fin, je n'avais qu'une envie: me carapater vite fait pour regagner mon lit douillet. Généralement, ce n'est pas bon signe quant à la qualité du film (surtout lorsqu'on aime comme moi les films comme The Tree of life ou Melancholia) mais en l'occurence, cette envie irréprésible de me jeter dans les bras de Morphée m'a laissée une sensation de frustration extrême (rien que ça).

 

Depuis vendredi, une question me taraude: était-ce le film qui manquait de rythme ou moi qui n'était pas en condition pour le voir?

 

Car plein de choses m'ont plu:

 

- la photographie, sublime

- le jeu tout en finesse des acteurs, l'alchimie qui passe entre eux

- le rôle tenu par le ciel, personnage à part entière du film

- la réalisation inventive

- l'atmosphère qui devient de plus en plus pesante au fur et à mesure que la luminosité baisse


Oui mais voilà, chose que je pensais impossible au cinéma pour une jeunette comme moi, je me suis endormie devant! Seulement pendant quelques minutes certainement mais le mal était fait...

 

Depuis, je ne cesse de me dire que je suis passée à côté de quelque chose.

 

Vous allez le voir et vous me dites? ;)

 

take-shelter-diaporama

TakeShelter2

take-shelter09

take-shelter-trailer-shannon



Repost 0
Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
commenter cet article
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:53

Mars attacks

 

En me baladant sur l'avenue (oui ok, je sors) sur le net, je suis tombée sur ce petit "joyau" (je ne suis pas très difficile): un blog dédié aux affiches de films et surtout aux affiches de films alternatives (c'est à dire celles que l'on ne voit jamais dans la rue/le métro/les cinés)! http://fuckyeahmovieposters.tumblr.com/

 

J'ai fait mon marché ma petite sélection d'affiches que j'accrocherais bien dans mes toilettes (oui parce que je vis dans une dictature dans laquelle seuls les toilettes peuvent être décorés à ma guise (et encore j'attends de voir!)).

 

Bref, grâce à une petite astuce à laquelle je dédierai sans doute un article, ces petites merveilles décoreront bientôt mes commodités!

 

Eternal sunshineAliensMary Poppins

PsychoWalk the linePulp Fiction

SabrinaPiranha 3DScott Pilgrim

North by northwestUpThe Birds

Repost 0
Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
commenter cet article
16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:49

Ectac.Les-Tribulations-d-une-caissiere-Film-P-Rambaldi.03

Ou "Les Turbulences d'une caissière" comme dirait Alexandra Sublet

 

Aaaaah, aller au cinéma avec des amis! La joie d'être ensemble, de partager son pop-corn, de croiser le regard consterné amusé de l'autre! Mais aussi la joie (immense) de trouver un film qui plaise à tout le monde, à un horaire et dans un cinéma qui conviennent aussi à chacun!

 

Cela faisait des lustres (que dis-je, des siècles!) que je n'étais pas allée au cinéma. J'ai raté absolument tous les films que je voulais voir (Dream House, Drive, Polisse, Les Adoptés...) et souffre de la tare (car oui, maintenant il s'agit d'une tare) nommée "Jenaitoujourspasvuintouchables" qui me vaut d'essuyer au moins deux "Coooomment??? Tu n'as pas vu Intouchables??? Ah mais t'es trop naaaze! mdr" par jour (I am (almost) not kidding...).

 

Bref (comme dirait le gars de Canal qui devient de moins en moins drôle de sketch en sketch) (je ne suis pas très gentille aujourd'hui)! Après cette longue diète, j'avais très envie de me faire plaisir et donc d'aller voir un bon film de cinéphile pas consensuel pour un sou.

 

J'avais donc fait ma petite sélection de films plus ou moins underground, aux sujets allant du "pas marrant" au "pas du tout marrant". Comme ça faisait très sélection Cinéphilo-Suicido-Télérama et que je devais aller au ciné avec une amie, je me suis dit "aller on va être sympa, on va quand même mettre un film un peu plus consensuel dans la liste histoire de" (tout en priant très fort pour que mon amie ne choisisse justement pas celui-là.

 

carnage-polanski-affichedes-vents-contraires-afficheEctac.Les-Tribulations-d-une-caissiere-Film-P-Rambaldi.0317-FILLES-N-320x426Shame-Affiche-France(1)

Trouvez l'intrus

 

 

Erreur fatale! Mon amie (qui n'avait apparemment pas très envie de passer sa soirée devant un film de dépressif) a bien entendu choisi "Les Tribulations d'une caissière".

 

"Soit" me suis-je dit dans mon for intérieur. "L'histoire est jolie, une caissière qui grâce à son blog se fait connaître, écrit un livre et trouve un job plus épanouissant. En plus il y a Déborah François et Firmine Richard dedans, ça va être un film mignon".

 

Les lumières s'éteignent, je suis de bonne humeur, "allé ça va être un moment sympa".

 

Première partie, rien à dire. Les acteurs sont bien, la réalisation est inventive, le rythme bon, une petite comédie légère parfaite pour un jeudi soir.

 

Les minutes s'égrennent et je me dis que, finalement, ce n'était pas un mauvais choix.

 

Et puis là, c'est le DRAME! C'est même le double-DRAME!

 

1- Il semblerait que le scénariste n'ait rédigé que la première partie du scénario et que la seconde ait été confiée aux "soins" de N**** (ma charmante stagiaire j'menfoutiste qui t'aura plié ça en 3 minutes parce qu'il faut bien qu'elle retourne tchater avec Brenda sur Facebook).

 

2 - Je ne sais pas qui a eu la fabuleuse idée d'insérer ce personnage dans l'histoire. Oui, LUI:

 

LES-TRIBULATIONS-D-UNE-CAISSIERE-PHOTO5.JPG

"En acceptant ce rôle, je viens de ruiner ma carrière au cinéma"

 

Mais pourquoi, pourquoi?? Pourquoi tant de niaiserie haine? N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? (oui parce que LUI là, interprète un comédien qui joue Rodrigue dans Le Cid...) (ça laisse songeur).

 

Dès son apparition, le film se réduit à une succession de clichés assénés à coup de matraque au pauvre spectateur déjà racketté de la somme de 10 € (et quelques, on ne chipote plus pour ce prix là).

 

Pour faire un résumé de la chose, ça donne ça (attention, spoil): paf coup de foudre sous la neige/mais qui est cette belle inconnue?/diantre! elle est caissière et moi je suis un pseudo-comédien qui me balade en Rolls Royce et qui vouvoie ma mère/pourquoi cache t'elle qu'elle est caissière? si elle ment sur ça, elle doit mentir sur le reste aussi/oh puis je m'en fous finalement/et tiens comme je sais où elle bosse, si au lieu d'aller l'inviter directement pour aller boire un verre je me déguisais en père noël pour la filer dans les rayons?/je suis très amoureux, c'est pour ça qu'après l'avoir sauvé d'un viol, je m'enfuis en la laissant se démerder avec les flics et le mec en sang à ses pieds/oh puis finalement je reviens une fois qu'elle s'est faite virer, je la supplie, elle dit non 2s, je la ramène chez moi/oh que je joue bien Rodrigue sous le regard de mon adoré!/tiens si on coupait la dernière scène du Cid? Elle est surfaite!/tiens pourquoi dans la salle il y a les clodos qui ont volé les costumes de la pièce et qui ont été ramenés par les flics, portant justement les costumes volés que nous sommes supposés porter en même temps sur scène? (l'est con ce scénariste)/tiens si j'emmenais ma bourgeoise de mère dans une cité faire la fête avec des "gens de couleur" (diantre!) qu'on ne connaît pas? paraît que c'est vendeur depuis la sortie d'Intouchables!

 

Bref, vous l'aurez constaté, consternée j'étais (et encore, je vous ai épargnés).

 

Pour conclure et bien que ça me désole un peu de faire une si mauvaise critique d'un film tiré de la jolie histoire d'Anna Sam qui méritait (à mon avis) mieux, voici mon conseil:

 

FUYEZ!!!

 

(je tiens à préciser que mon amie qui est du genre très bon public, était tout autant consternée que moi)

Repost 0
Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
commenter cet article
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 15:30

Affair1

 

Aujourd'hui, pas de photo mais un petit article sur un film que je souhaitais voir depuis longtemps: An affair to remember plus connu chez nous sous le nom de "Elle et Lui".


Voilà en effet 19 ans (et oui, rien que ça) que je me demandais "Mais qu'est-ce qui peut donc faire pleurer Meg Ryan comme ça?" (j'aime me questionner sur les choses essentielles de la vie).

 

Il y a donc quelques temps, j'ai acquis l'objet tant convoité: le deuveudeu de An affair to remember. Il m'aura cependant fallu attendre deux mois avant de pouvoir le visionner, tant l'élément mâle du foyer restait sceptique à la vue de la jaquette.

 

Le miracle eut donc lieu lundi soir, après 19 années de tergiversation (diantre!)

 

Affair2

 

Synopsis: Un séducteur décomplexé fiancé à une richissime héritière et une ancienne chanteuse de cabaret entretenue par un magnat du pétrole texan, se rencontrent à bord d'un paquebot de croisière et tombent immédiatement fous amoureux l'un de l'autre. L'avenir de l'idylle est cependant incertaine: Elle et Lui ne sont plus de jeunes gens qui ont la vie devant eux. Tous deux partagent un passé d'artiste raté, n'ont jamais vraiment travaillé et se sont habitués au luxe dans lequel leurs conquêtes respectives ont su les enchaîner. Ne reste alors qu'une solution: se laisser un délai de 6 mois jour pour jour pour se réconstruire une vie dans laquelle leur amour sera possible.

 

Affair3 Affair5

 

Les 5 premières minutes m'ont un peu inquiétées tant le rôle campé par Cary Grant y est caricaturé. Cependant, dès l'entrée en jeu de Deborah Kerr, le film se fluidifie et laisse opérer tout son charme.

 

L'alchimie entre les deux personnage est totale. Ils ne sont plus tout à fait jeunes, n'ont pas spécialement réussi leurs vies professionnelles et amoureuses, n'ont rien d'extraordinaire, pourtant, ils ont cette petite étincelle dans les yeux qui en fait de ces personnes si particulières dont on souhaite tous partager la vie.

 

Le scénario a le mérite d'être simple mais pas simpliste contrairement à toutes les comédies sentimentales dont nous abreuvent régulièrement nos cinémas. Et quel bonheur de ne pas avoir à se coltiner 2h30 de film avec des plans/scènes inutiles et surtout interminables! Et oui Messieurs nos contemporains, pas besoin de rajouter une heure de pellicule pour faire comprendre aux spectateurs que 1) ils s'aiment, que 2) oui mais il y a un hic et enfin que, 3) il n'y a pas de problème, que des solutions.

 

Le charme du film est par ailleurs réhaussé par une petite "américanerie". En effet nos amis Américains semblent avoir de petits soucis à nous distinguer les uns des autres, nous petits Européens. A l'instar de CNN qui a récemment placé Cannes en Espagne, les scénaristes de An affair to remember, sans doute charmés par les cultures françaises et italiennes et ne pouvant les départager, ont fait un gros mixte des deux. Bon là, où ils ont été malins, c'est de placer une scène importante du film à Nice, ce qui peut expliquer ce petit mélange. Le spectateur averti relèvera cependant quelques petits menus indices d'une confusion qui malgré tout, reste tout à fait charmante.

 

Ce film a donc été pour moi un vrai rafraichissement (et ce d'autant plus que la dernière "comédie" sentimentale que je suis allée voir était "Les Biens aimés" d'Honoré dont le scénario pourrait se résumer à "je ne t'aime pas et tu ne m'aimes et si on faisait un enfant? Non? Ok alors je me suicide") que je conseille très vivement en cet automne morose.

 

Disponible en location gracieuse sur demande!

Repost 0
Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
commenter cet article

Présentation

Recherche

Archives

Liens