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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:53

Eté 2012 151

 

Pas de nouveauté ici aujourd'hui puisqu'il s'agit d'une photo que j'ai déjà postée il y a quelques semaines dans l'article dédié à Nice.


Je voulais cependant la mettre en avant car je l'aime autant que celle des parasols bleus et aussi parce qu'aujourd'hui, j'ai terriblement besoin de couleurs et de soleil.

 

Un tout petit peu de chaleur dans une journée grise où pour la première fois depuis longtemps, je me sens vide.

 

Hier, un verdict est tombé.

 

Un verdict, ni grave, ni anodin. Un verdict qui suscite de la déception mais aussi de l'espoir. Un verdict qui ne me rend ni triste, ni heureuse.

 

Ce verdict, cela faisait des mois qu'il se profilait et que je m'y préparais.

 

Depuis que le premier diganostic a été posé, je suis passée par de nombreuses phases.

La peur tout d'abord. Peur de l'inconnu, peur d'une situation que je craignais irrémédiable et que je n'avais pas un instant envisagée.


La colère ensuite. Une colère immature envers le monde qui continuait de tourner autour de moi sans s'arrêter un instant pour montrer un signe de compassion. Une colère injuste envers les proches qui tentaient de me rassurer en m'assurant à chaque étape que ce n'était pas "grave". Une colère vaine envers les proches qui ne sont pas au courant mais qui depuis des années ne m'ont jamais sincèrement demandé si j'allais bien - ô combien j'attends cette simple question espérée depuis tant de temps...

 

Puis vint le temps de la honte. Honte de ne pas être normale, honte de ne pas arriver à faire une chose si "naturelle", honte d'en vouloir aux gens, honte de m'appitoyer sur mon sort alors que ma vie n'est pas en danger.

 

Et enfin, l'acceptation. L'acceptation grâce à l'amour de ma famille et grâce à un mari fabuleux qui me donne chaque jour le courage d'avancer.

 

Cette photo a été prise à cette époque bénie où soudainement l'horizon s'est éclaircie et où l'ensemble de mes pensées se sont détournée de mon état de santé.

Aujourd'hui, je crains cependant de retomber dans cette spirale infernale contre laquelle j'ai lutté pendant des mois pour ne pas me désocialiser.


Alors, au moment où l'on m'annonce que le combat ne fait que commencer, je regarde ce cliché tout en espérant ne pas être faible, ne pas me décevoir et surtout, jamais, jamais faire du mal aux gens que j'aime en leur imputant la charge de ce qui m'arrive.

 

Si certains d'antre eux lisent ce texte, je veux qu'ils sachent qu'il n'a pas vocation à les appitoyer ou à les faire culpabiliser.

Ce matin, en commençant à écrire, je me sentais vide.

Vide parce que quelque part, je me refusais le droit d'être triste par respect envers ceux dans mon entourage qui doivent se battre contre des choses beaucoup plus graves.

 

Je prends des photos quand je suis heureuse mais lorsque le vide s'installe en moi, c'est de l'écriture dont j'ai besoin pour me sentir à nouveau vivante.

Juste quelques lignes pour que je m'autorise à être triste sans culpabiliser. Triste parce qu'à mon échelle de jeune femme de tout juste 28 ans, ce qui m'arrive est difficile à encaisser. Triste parce que le chemin ne sera pas simple et qu'il y aura sans doute de nouvelles larmes versées.

Mais je suis persuadée que de la tristesse naîtront l'espoir et la joie et que la vie prendra bientôt des couleurs plus vives que par le passé.

 

Le Grand Voyageur m'a récemment dit ne pas avoir l'habitude d'obtenir ce qu'il voulait tout de suite et ne pas envisager une seule seconde de baisser les bras.

 

Je regrette ne pas lui avoir répondu que pour ma part, il n' y aura jamais d'échec puisque j'ai eu la chance de le rencontrer lui et que quoi qu'il arrive, j'aurai la chance de me dire que ma vie aura été remplie d'amour.

 

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Published by Touteslescouleursdumonde
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