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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 09:49

Ectac.Les-Tribulations-d-une-caissiere-Film-P-Rambaldi.03

Ou "Les Turbulences d'une caissière" comme dirait Alexandra Sublet

 

Aaaaah, aller au cinéma avec des amis! La joie d'être ensemble, de partager son pop-corn, de croiser le regard consterné amusé de l'autre! Mais aussi la joie (immense) de trouver un film qui plaise à tout le monde, à un horaire et dans un cinéma qui conviennent aussi à chacun!

 

Cela faisait des lustres (que dis-je, des siècles!) que je n'étais pas allée au cinéma. J'ai raté absolument tous les films que je voulais voir (Dream House, Drive, Polisse, Les Adoptés...) et souffre de la tare (car oui, maintenant il s'agit d'une tare) nommée "Jenaitoujourspasvuintouchables" qui me vaut d'essuyer au moins deux "Coooomment??? Tu n'as pas vu Intouchables??? Ah mais t'es trop naaaze! mdr" par jour (I am (almost) not kidding...).

 

Bref (comme dirait le gars de Canal qui devient de moins en moins drôle de sketch en sketch) (je ne suis pas très gentille aujourd'hui)! Après cette longue diète, j'avais très envie de me faire plaisir et donc d'aller voir un bon film de cinéphile pas consensuel pour un sou.

 

J'avais donc fait ma petite sélection de films plus ou moins underground, aux sujets allant du "pas marrant" au "pas du tout marrant". Comme ça faisait très sélection Cinéphilo-Suicido-Télérama et que je devais aller au ciné avec une amie, je me suis dit "aller on va être sympa, on va quand même mettre un film un peu plus consensuel dans la liste histoire de" (tout en priant très fort pour que mon amie ne choisisse justement pas celui-là.

 

carnage-polanski-affichedes-vents-contraires-afficheEctac.Les-Tribulations-d-une-caissiere-Film-P-Rambaldi.0317-FILLES-N-320x426Shame-Affiche-France(1)

Trouvez l'intrus

 

 

Erreur fatale! Mon amie (qui n'avait apparemment pas très envie de passer sa soirée devant un film de dépressif) a bien entendu choisi "Les Tribulations d'une caissière".

 

"Soit" me suis-je dit dans mon for intérieur. "L'histoire est jolie, une caissière qui grâce à son blog se fait connaître, écrit un livre et trouve un job plus épanouissant. En plus il y a Déborah François et Firmine Richard dedans, ça va être un film mignon".

 

Les lumières s'éteignent, je suis de bonne humeur, "allé ça va être un moment sympa".

 

Première partie, rien à dire. Les acteurs sont bien, la réalisation est inventive, le rythme bon, une petite comédie légère parfaite pour un jeudi soir.

 

Les minutes s'égrennent et je me dis que, finalement, ce n'était pas un mauvais choix.

 

Et puis là, c'est le DRAME! C'est même le double-DRAME!

 

1- Il semblerait que le scénariste n'ait rédigé que la première partie du scénario et que la seconde ait été confiée aux "soins" de N**** (ma charmante stagiaire j'menfoutiste qui t'aura plié ça en 3 minutes parce qu'il faut bien qu'elle retourne tchater avec Brenda sur Facebook).

 

2 - Je ne sais pas qui a eu la fabuleuse idée d'insérer ce personnage dans l'histoire. Oui, LUI:

 

LES-TRIBULATIONS-D-UNE-CAISSIERE-PHOTO5.JPG

"En acceptant ce rôle, je viens de ruiner ma carrière au cinéma"

 

Mais pourquoi, pourquoi?? Pourquoi tant de niaiserie haine? N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? (oui parce que LUI là, interprète un comédien qui joue Rodrigue dans Le Cid...) (ça laisse songeur).

 

Dès son apparition, le film se réduit à une succession de clichés assénés à coup de matraque au pauvre spectateur déjà racketté de la somme de 10 € (et quelques, on ne chipote plus pour ce prix là).

 

Pour faire un résumé de la chose, ça donne ça (attention, spoil): paf coup de foudre sous la neige/mais qui est cette belle inconnue?/diantre! elle est caissière et moi je suis un pseudo-comédien qui me balade en Rolls Royce et qui vouvoie ma mère/pourquoi cache t'elle qu'elle est caissière? si elle ment sur ça, elle doit mentir sur le reste aussi/oh puis je m'en fous finalement/et tiens comme je sais où elle bosse, si au lieu d'aller l'inviter directement pour aller boire un verre je me déguisais en père noël pour la filer dans les rayons?/je suis très amoureux, c'est pour ça qu'après l'avoir sauvé d'un viol, je m'enfuis en la laissant se démerder avec les flics et le mec en sang à ses pieds/oh puis finalement je reviens une fois qu'elle s'est faite virer, je la supplie, elle dit non 2s, je la ramène chez moi/oh que je joue bien Rodrigue sous le regard de mon adoré!/tiens si on coupait la dernière scène du Cid? Elle est surfaite!/tiens pourquoi dans la salle il y a les clodos qui ont volé les costumes de la pièce et qui ont été ramenés par les flics, portant justement les costumes volés que nous sommes supposés porter en même temps sur scène? (l'est con ce scénariste)/tiens si j'emmenais ma bourgeoise de mère dans une cité faire la fête avec des "gens de couleur" (diantre!) qu'on ne connaît pas? paraît que c'est vendeur depuis la sortie d'Intouchables!

 

Bref, vous l'aurez constaté, consternée j'étais (et encore, je vous ai épargnés).

 

Pour conclure et bien que ça me désole un peu de faire une si mauvaise critique d'un film tiré de la jolie histoire d'Anna Sam qui méritait (à mon avis) mieux, voici mon conseil:

 

FUYEZ!!!

 

(je tiens à préciser que mon amie qui est du genre très bon public, était tout autant consternée que moi)

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Published by Touteslescouleursdumonde - dans Cinéma
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commentaires

Marc Diedisheim 16/12/2011 13:46

Bon, eh bien je pense qu'un telle descente en flamme nous a épargné une dépense inutile. Quant aux "Intouchables", franchement je pense que ça va devenir "in" d'être "out", traduisez de ne pas
l'avoir vu. C'est un film en eux parties: une comédie sur une corde raide, qui ne tombe jamais (c'est un exploit), et une morale anti-desprogresienne : on peut rire de tout, et presque avec tout le
monde. Si tu dis cela, tu seras "in" dans les dîners en ville, sans avoir eu besoin de voir le film (mais tu auras manqué le plaisir de la comédie...)

Marc Diedisheim 16/12/2011 13:45

Bon, eh bien je pense qu'un telle descente en flamme nous a épargné une dépense inutile. Quant aux "Intouchables", franchement je pense que ça va devenir "in" d'être "out", traduisez de ne pas
l'avoir vu. C'est un film en eux parties: une comédie sur une corde raide, qui ne tombe jamais (c'est un exploit), et une morale anti-desprogresienne : on peut rire de tout, et presque avec tout le
monde. Si tu dis cela, tu seras "in" dans les dîners en ville, sans avoir eu besoin de voir le film (mais tu auras manqué le plaisir de la comédie...)

Touteslescouleursdumonde 16/12/2011 15:58



J'irai quand même le voir! (j'ai encore le temps, il va bien rester encore quelques semaines à l'affiche)



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